Lundi 30 novembre 2009 1 30 11 2009 20:59

Le candidat du Parti national, Porfirio Lobo, a remporté hier les élections présidentielles avec 56 % des voix, contre 39 % pour Elvin Santos (Parti libéral). Le Front national de résistance contre le coup d'état avait appelé à boycotter les élections. (voir nos articles précédents sur le putsch du 28 juin contre le président élu, Manuel Zelaya) Selon lui, l'abstention atteindrait 65 %, alors que les résultats officiels parlent de moins de 40 %. La répression continue contre ceux qui résistent aux fascistes : arrestations, meurtres, tortures...


Communiqué du Parti communiste français :

" Les élections au Honduras, organisées sous le contrôle d’un gouvernement putschiste, sont illégitimes. Leur résultat a d’ailleurs été rejeté par l’ensemble des pays du continent américain à l’exception des Etats-Unis et de quelques pays alliés, Colombie, Pérou, Panama...

Après avoir fait échouer les négociations qui devaient permettre le retour du président Manuel Zelaya, victime du coup d’Etat du 28 juin dernier, le régime de facto en place au Honduras a essayé de se donner une légalité en organisant des élections présidentielles dimanche 29 novembre. Nul ne peut accepter la volonté de ce régime de mettre le peuple hondurien et la communauté internationale devant un fait accompli. Reconnaître la validité d’un tel scrutin serait un facteur d’instabilité politique dans une région où les forces progressistes affrontent la contre-offensive d’une droite qui cherche sa revanche. Ce serait accepter l’impunité pour les responsables d’un nombre élevé d’assassinats d’opposants, de centaines d’arrestations et de harcèlement et persécution contre les démocrates honduriens. Ce serait la porte ouverte à d’autres coups d’Etat.

Le Parti communiste français affirme sa solidarité avec les démocrates et les progressistes honduriens qui agissent pour le retour de la démocratie et le respect du droit. Seul le retour du gouvernement légitime peut offrir le cadre nécessaire pour l’organisation d’élections libres. "

 

Hugo Chavèz, président du Venezuela, a parlé hier de "farce électorale", avant d'ajouter: "C'est le tout nouveau modèle hondurien: la nouvelle technique de l'Empire, le coup d'Etat légal . [...] Quand le président [américain] Obama affirme que ces élections permettent de repartir de zéro, ce n'est pas seulement une marque d'hypocrise, c'est aussi la confirmation de la stratégie des Etats-Unis pour essayer de conserver son pouvoir dans la région."


Par JC 92 - Publié dans : International
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 11 2009 23:33

Communiqué du groupe communiste au Conseil général des Hauts-de-Seine
:

" Lundi 16 novembre, le conseil général des Hauts-de-Seine se réunit en commission permanente et, une nouvelle fois, ce sont les activités du secteur social qui font les frais de la politique de ségrégation de P. Devedjian et de sa majorité de droite :

-
diminution de près de 3000 euros de la subvention au Secours populaire,

- stagnation depuis 3 ans des subventions aux associations d’aide sociale comme les Restaurants du cœur sans aucune prise en compte de l’augmentation du coût de la vie et des besoins des plus démunis dont le nombre ne cesse d’augmenter

- diminution des subventions attribuées dans le cadre du contrat urbain de cohésion sociale : moins 100 000 euros pour Nanterre, moins 29 000 euros pour Châtenay-Malabry...

 Cette attaque contre les actions de solidarité dans ce département est récurrente, on se souvient de la diminution de plus de 14 000 euros au Secours populaire, il y a seulement 2 ans.

 Le groupe communiste et citoyen s’opposera fermement à ces décisions lors de la commission permanente. "

Par JC 92 - Publié dans : Hauts-de-Seine
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 11 2009 12:56

Par Ilda Figueiredo, député européen du Parti Communiste Portugais (PCP)

sur le numéro 1874 du 29 octobre 2009 d'Avante, hebdomadaire du PCP


" S'est déroulée à Chypre, à la fin du mois d'octobre, une rencontre importante organisée par l'AKEL (Parti progressiste des travailleurs chypriote, communiste) sur le rôle que la Stratégie de Lisbonne a joué dans l'évolution néo-libérale de l'Union Européenne, mettant en oeuvre le contenu des Traités qui, en particulier depuis Maastricht, se sont transformés en un instrument fondamental du renforcement du capitalisme en Europe.

J'ai participé à ce débat, au cours duquel les différentes analyses ont convergé sur la nécessité particulièrement urgente de rompre avec les politiques néo-libérales de l'Union Européenne, en particulier celles découlant de la Stratégie de Lisbonne, du Pacte de Stabilité et des orientations de la Banque Centrale Européenne. Une nouvelle politique économique et sociale est plus que jamais nécessaire.

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Presque 10 ans après l'adoption de la Stratégie de Lisbonne (en mars 2010), quand la propagande officielle défendait une stratégie en mesure de créer le plein-emploi, de réduire la pauvreté et l'exclusion sociale, de maintenir des niveaux de croissance de l'ordre de 3% et de réaliser l'économie de la connaissance la plus avancée du monde, la réalité a mis en évidence la grande différence entre la propagande et les mesures concrètes qui ont concrétisé cette stratégie. Et parce que, comme nous l'avions dénoncé alors, ces mesures ouvraient la voie aux privatisations et aux politiques de précarisation du travail.

Ainsi, avec les orientations libérales de l'UE et les directives qui, entre temps, ont été adoptées, ce que nous avons aujourd'hui c'est une pauvreté qui touche 80 millions de personnes dans l'Union Européenne, parmi lesquels plus de 30 millions sont des travailleurs aux bas salaires, plus de 100 millions de travailleurs précaires, quand, en 2000, ils était près de 60 millions, et le chômage risque de dépasser la barre des 30 millions en 2010. Au lieu de la croissance et du développement, ce que nous avons c'est l'augmentation des inégalités sociales et régionales et également de plus grandes difficultés pour les jeunes à trouver un emploi avec des droits.

Avec la révision de la Stratégie de Lisbonne en 2005, son orientation néo-libérale s'est encore approfondie, ce que la majorité des pays a mis en œuvre avec les plans nationaux de réforme, où la priorité a été donnée à la compétitivité, à l'augmentation de la concurrence, y compris dans les services, c'est ce qu'ils ont appelé « l'amélioration de l'environnement des entreprises », mais qui, de fait, a juste débouché sur la casse du droit du travail, l'augmentation de l'âge de départ à la retraite, les attaques contre les droits sociaux et du travail, dont la « flexsécurité » et la proposition de modification de la directive sur l'aménagement du temps de travail ont été les deux exemples les plus récents.

L'accent mis sur les politiques de libéralisation, en particulier dans les services, comme avec l'infâme directive Bolkestein, de précarisation du travail et sur une vision étroitement financière qui a abouti aux politiques d'austérité budgétaire; tout cela n'a fait qu'empirer la situation.

Tout cela s'est déroulé dans un contexte de libéralisation croissante du commerce international basé sur les négociations à l'OMC, avant tout dans les intérêts des grandes entreprises du secteur des services insérées dans le commerce international, tout en contribuant à la destruction des secteurs productifs, en particulier dans les pays du Sud, des industries traditionnelles et des exploitations agricoles familiales. Maintenant, ils cherchent à ce que la Stratégie de Lisbonne s'impose également dans le domaine du commerce extérieur et pas seulement dans le marché interne.

La lutte est essentielle pour mettre en échec cette stratégie

La lutte des travailleurs et la défaite de la « Constitution européenne » lors des référendums en France et en Hollande ont contraint l'UE à faire marche arrière, tout compte fait plus en apparence que dans le fond. Les décisions gravissimes prises par la Cour de Justice Européenne, dans les affaires Laval, Viking Line et Ruffert, ont permis de mettre en évidence le fait que la libre concurrence, la liberté de circulation des entreprises et le droit d'établissement prévus par le Traité de l'Union Européenne qui est en vigueur, et qui sont réaffirmés dans le projet du Traité de Lisbonne, sont utilisés pour justifier des pratiques de dumping social, pour dévaloriser la négociation collective, pour délocaliser des travailleurs de pays où les salaires sont bas vers les pays où les salaires sont plus élevés, tout en maintenant la différence salariale du pays d'origine, pour mettre les travailleurs en concurrence entre eux.

C'est justement pour mettre fin à cette politique et pour changer de cap, en mettant l'accent sur des politiques fiscales justes et redistributives, sur le soutien à la production et sur les priorités qu'il est nécessaire de fixer: la garantie de l'accès aux services publics, la création d'emplois avec des droits, le respect des droits de l'Homme et le combat contre la pauvreté.

Les luttes des travailleurs, des populations et des forces progressistes sont essentielles pour réussir à changer de politique, pour mettre en échec cette stratégie du capitalisme dont la stratégie de Lisbonne et le Traité sont les dangereux instruments. 

Par JC 92 - Publié dans : International - Communauté : Jeunes Communistes de France
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 11 2009 22:51

        

Un jour comme un autre si ce n’est qu’après une journée de travail on se rend à Beaubourg pour s’enivrer des « outrenoir » de Soulages, peintre du noir et de la lumière, relation du noir à la lumière, brous de noix, goudrons sur verres.

        Au sommet de l’escalator qui abouti au 6e et dernier étage impression bizarre. Des armoires à glace style Schwarzenegger, vêtues de noir, cranes rasés, talky-walky, vous scrutent en contre plongée. Regards méfiants sur les arrivants, suivis des yeux, détaillés de la tête aux pieds ; jamais rien vu de pareil au Centre Pompidou. Je sais bien que les œuvres de Soulages atteignent des records dans les ventes, mais quand même…Passage devant l’entrée du restaurant Georges. Même décor, mêmes regards soupçonneux des body-guards filtrant l’accès au restaurant. On jette un œil vers le fond de la salle.

       Des oriflammes de la CGT sont scotchées sur les murs. Je reconnais l’affiche : "Ils bossent ici, ils vivent ici, ils restent ici". C’est sûr, des sans papiers occupent le restaurant. Derrière les vitres on devine les ombres, une trentaine de noirs palabrent. On leur apportera notre solidarité "en revenant de l’expo".

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       Deux heures plus tard, les yeux encore éblouis par les « outrenoir » de Soulages nous repassons devant le body-guard. Surtout pas d’hésitation, d’autant que mon blouson de cuir râpé, mon jean et mes boots, ne cadrent pas tout à fait avec la tenue vestimentaire des habituels dineurs de ce lieu assez mondain. Le vigile ne bronche pas ; un léger mouvement de son corps m’indique toutefois une petite hésitation. Notre allure assurée trompe sa méfiance ; « des clients » pense-t-il sûrement ! Les hôtesses, ravissantes, robes noires et décolletés, sourires ravageurs, dignes de figurer dans un casting de « Belles de nuits », nous accueillent avec empressement, menus à la main. Coup d’œil vers les clients attablés… en d’autres temps, Dutronc les aurait chantés « habillés par Cardin et chaussés par Carvil ».

Malgré les sourires enjôleurs des hôtesses, nous bifurquons ; leurs regards deviennent hostiles, pire indifférents. Au pied de l’enveloppe aluminium du restaurant, regards interrogatifs des africains. « Bonjour on est communistes, on vient soutenir votre combat. » Mouvement autour de nous, on serre des mains, noires, illuminées de regards brillants. On parle de leur lutte, de celles des autres sans-papiers, on signe la pétition de la CGT. « Merci, merci », des dizaines de fois répétés…Chaleur humaine. Après un dernier « Tous ensemble on va gagner, vous serez tous régularisés », une haie se forme, elle nous accompagne jusqu’à la sortie. Nous ne prêtons même pas attention à l’une des plus belles vues panoramique de Paris, plongée dans le noir de la nuit.

        Tristes de leur sort, fiers de leur combat, direction Métro Chatelet. Place de la fontaine des Innocents, au nom prédestiné ce soir là, drôle d’ambiance. Une dizaine de cars de police alignés le long du trottoir. Une vingtaine de policiers, en ligne eux aussi. Devant eux, sur un seul rang, face à la fontaine, une vingtaine de jeunes noirs. Un peu rastas pour certains, plutôt bien sapés. Ils ne bronchent pas, encadrés par les forces de l’ordre. Malaise de les voir ainsi, debouts, immobiles, offerts aux regards des noctambules qui passent sans s’arrêter. Une escouade s’éjecte des cars et arrive en courant vers les jeunes blacks. On s’approche, tout près des policiers, dans leur dos, bien décidés à intervenir au cas où. Regard suspicieux du pandore.

          Il hésite. La fouille au corps a débuté ; les mains tâtent les jambes écartées, ils ne bronchent pas, comme habitués à ce genre d’humiliation. J’ai envie de vomir. Le policier s’approche, fier de sa position : « Ca vous ennuierait de vous éloigner ? ». « Oui. On reste. Je suis journaliste, vous voulez voir ma carte ? » Changement d’attitude. « Qu’est-ce qu’ils on fait ? » « C’est un problème d’alcool ! » Bizarre, les jeunes ne titubent pas, ne parlent pas, ils n’ont pas l’air éméchés ; droits, dignes, face aux chasseurs de faciès. La fouille se déroule sans incident. On repart.

Bouche du métro Chatelet. File d’attente dans le couloir. Encore des agents de sécurité, en civil, même allure que ceux de Beaubourg. Seuls les blacks sont contrôlés. Malaise, énervement. Je lance : « Ras le bol de la France de Sarkozy, des flics et des vigiles. On se croirait en dictature ». Pas de réaction, ils feignent ne pas avoir entendu. Il est vrai que nous sommes blancs !

        Métro, RER, arrivée à Chaville-Vélizy. Un homme se précipite hors de la rame, enjambe le muret de la gare pour rejoindre la rue, sans passer par l’issue habituelle. Il est black. Des aboiements rageurs résonnent dans la gare. Ils émanent d’un chien loup, mais surtout du vigile qui le tient en laisse. « Hé, toi, tu veux que je t’aide ? » s’époumone le supplétif, couvrant les aboiements de la bête. Les deux lui courent aux fesses. Raté ! L’homme est déjà dans un bus qu’il voulait tout simplement ne pas manquer !

Dégoût, envie de gerber.

      Arrivé dans ma chambre je dois écrire, témoigner, raconter cette soirée, pour dénoncer cette traque aux africains, à ces français à la peau noire, humains autres, beaux comme des « outrenoir » de Soulages.

 

Jean-François Téaldi, journaliste, membre du Conseil national du PCF

Par JC 92 - Publié dans : France - Communauté : Résistance 2007
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 11 2009 19:34

Le 9 novembre 1989, serine-t-on partout ces temps-ci, s’effondrait l’Empire du Mal. C’est un peu plus compliqué que ça… Levons donc les contresens répandus avec empressement par une presse toujours aussi anticommuniste.

République démocratique Allemande = « Empire du Mal » ?
La formule de Ronald Reagan au souffle biblique habituel au président des Etats-Unis, est sans doute aussi fidèle à la réalité des pays socialistes que la Genèse l’est à la création de la terre, l’homme et la femme…

La R.D.A., c’était un pays sans chômage – ce qui n’est pas une petite chose quand on sait les drames du chômage dans notre pays depuis des décennies. C’était un pays où la culture passait avant l’argent : Brecht, Schiller, Gorki étaient offerts à des centaines de milliers d’Allemands – où on voit la puissance de l’éducation populaire quand elle s’appuie sur une volonté politique à la base et au sommet. C’était un pays où l’école avait les moyens de fonctionner et où l’université était tournée vers les classes populaires : 58% des étudiants de R.D.A. sont fils d’ouvriers en 1958 quand, en France, en 1968, les élèves de seconde ne sont fils d’ouvriers qu’à hauteur de 27% ! On pourrait allonger la liste – droit des femmes, crèches, santé, etc. On est loin de l’Empire du Mal donc !

Attention tout de même : la R.D.A. n’était pas le paradis sur terre ! Les libertés formelles étaient loin d’être toutes assurées. Pire encore, le pouvoir était plus dans les mains de bureaucrates fossilisés – Erich Honecker, dirigeant de la R.D.A. en novembre 1989, avait certes mené bien des combats audacieux dans sa jeunesse mais le pouvoir l’avait éloigné de ses légitimes exigences de démocratie achevée de jeunesse.

Ni Empire du Mal, ni paradis sur terre, la R.D.A., à l’image des pays socialistes de l’époque, incarnaient le « deuxième monde », une autre voie bien caractérisée par Aragon : « Nous avons vu faire de grandes choses mais il y en eut d'épouvantables ».

Qui a vraiment fait tomber le Mur de Berlin ? Bien sûr, un certain nombre d’Allemands progressistes ont participé à ce grand mouvement de contestation du régime d’Honecker. Rappelons toutefois que la peu progressiste Eglise catholique adossée au pape Jean-Paul II était vent debout contre le régime d’Honecker – bien plus qu’elle ne l’était contre Hitler d’ailleurs… Espionnage et radio de propagande américaine jouaient aussi à plein pour soulever les Allemands contre le pouvoir socialiste. Evoquons enfin la résurgence des forces fascisantes, très minoritaires, mais bien décidées elles aussi à faire tomber ce régime qui avait poussé la dénazification bien plus loin que la R.F.A. – qui avait nommé d’anciens nazis à mille et mille postes de direction…

Chute du mur = effondrement mécanique des pays socialistes ? Les média présentent souvent sans nuance la chute du mur de Berlin comme le début de l’inévitable effondrement de l’ensemble des pays socialistes européens. En fait, les historiens ont montré qu’il n’en était rien. Un référendum libre organisé au printemps 1991 en U.R.S.S. donne à la question « Etes-vous pour le maintien de l’Union soviétique ? » 76% de réponses favorables ! Il aura fallu le putsch d’Ianaev à l’été 1991 et le contre-putsch d’Eltsine pour que, sur fond de propagande anti-communiste déchaînée, l’U.R.S.S. ne disparaisse finalement en décembre 1991. Rappelons enfin que les élections organisées démocratiquement au début de la décennie 1990 donne les communistes gagnants et c’est une fraude massive et connue de tous qui permettra à Eltsine de rester en place, avec les applaudissements des « démocraties occidentales » qui n’aiment la démocratie que quand le peuple donne les réponses que les puissants attendent…

Bref, le mur de Berlin n’était pas la muraille retenant des milliers de hamsters captifs du socialisme ; sitôt le mur détruit, les hamsters auraient pu courir vers la liberté du chômage, du MacDonald’s et de la mendicité. Non, dans « guerre froide », il y a « guerre » et c’est bien cela, d’abord, qui a terrassé la R.D.A. et les autres pays qui avaient tenté de tracer un autre chemin que celui de l’impérialisme barbare du XXe siècle qui, lui, fit bien des choses épouvantables mais franchement pas de grandes choses…
Par JC 92 - Publié dans : Histoire
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 00:14

Des protestations ont récemment accueilli les dirigeants et représentants de l’Etat occupant partout où ils se sont rendus- en octobre 2009 aux États Unis, l’ancien premier ministre de l’occupation et criminel de guerre Ehud Olmert a été chassé de ville en ville, hué à chacune de ses arrivées et dénoncé pour ses crimes de guerre. Le vice-ministre des affaires étrangères Daniel Ayalon a été contesté et son discours à la London School of Economics le 26 octobre 2009 a été interrompu.

 

Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine salue tous ces manifestants et appelle tous les Palestiniens, toutes les communautés arabes et tous les activistes internationaux pour la justice à faire taire ces criminels de guerre, racistes et oppresseurs partout où ils vont !

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Accueil d’Olmert à Chicago

Les dirigeants et les représentants de l’Etat d’occupation voyagent en tant qu’invités privilégiés. Le tristement célèbre Olmert, qui a présidé au meurtre de plus de 1400 Palestiniens à Gaza en décembre 2008-janvier 2009 et 1200 Libanais en juillet 2006, crimes qui ne sont que les moindres de sa carrière d’oppression raciste et meurtrière par le biais du mécanisme de l’Etat sioniste illégitime, colonialiste, a demandé plus de 50 000 dollars pour une prise de parole publique lors de sa récente tournée aux États-Unis.

Néanmoins, la réalisation la plus notable de la tournée d’Olmert a été la profondeur de l’indignation, de la colère et de l’activité qu’il a déclenchées dans chaque ville où il est entré, où des organisations progressistes, des groupes de solidarité et des communautés palestiniennes et arabes ont uni leurs forces pour perturber ses discours, procéder à des "arrestations de citoyens", s’engager dans des manifestations, des die-ins et des rassemblements de masse, et exposer ses crimes devant son public et devant le monde. [1].

Des centaines de milliers ont pu voir des vidéos en ligne témoignant de la puissance des manifestants pour faire taire Olmert à Chicago et à San Francisco. La lutte pour exposer ces criminels de guerre, toutefois, n’est pas terminée avec Olmert. Des juristes au Royaume-Uni et partout en Europe envisagent d’utiliser les lois de la juridiction universelle pour poursuivre les criminels de guerre et de les inculper pour leurs crimes et les visites du Maire de Jérusalem nommé par l’occupation, Nir Barkat, et de l’actuel criminel en chef de l’occupation, Benjamin Netanyahu, sont Planifiées, qu’il faut accueillir avec une manifestation de protestation Évidente dans les prochaines semaines aux États-Unis.

 

Chaque leader, chaque représentant de l’Etat occupant doit être réduit au silence partout où ils parlent et accueillis avec les plus forts cris de rejet. Les empêcher de parler - qu’il soit bien clair que le peuple du monde est au côté du peuple de Palestine et n’accepte pas ces criminels, racistes et occupants, qu’on ne leur permettra pas de parler comme d’habitude, quand le seul endroit où ils devraient parler est devant un tribunal international,

à leur procès pour leurs crimes contre l’humanité ! Les dirigeants et les commandants militaires des Etats occupants doivent se trouver face à des poursuites judiciaires et à la peur d’être arrêtés partout où ils vont. Nous recommandons aux avocats du peuple d’utiliser la juridiction universelle et les autres lois des droits de l’homme pour tenter de traduire en justice les criminels de guerre et nous faisons appel aux avocats du peuple et aux organismes juridiques du monde pour continuer à étendre de semblables procès et pétitions exigeant des poursuites criminelles pour arrestation.

Ces criminels et ces commandants se promènent en liberté avec le sang de milliers de Palestiniens et d’Arabes sur leurs mains, détenant des dizaines de milliers de Palestiniens en otage dans les prisons inhumaines de l’occupation. Ils doivent faire face à l’arrestation, aux poursuites judiciaires et aux procès criminels partout où ils tentent d’aller et être repoussés à chaque frontière. Que l’expression internationale de la complicité, du silence et du soutien pour les crimes de l’occupation venant de la prétendue "communauté internationale" soit contrée par le soutien populaire international à la lutte palestinienne pour l’autodétermination, le retour et la libération nationale qui peut rendre et qui rendra ces criminels tristement célèbres responsables de leur vol de la terre palestinienne, de la destruction de la vie des Palestiniens et de la tentative de génocide.

L’Etat d’occupation coloniale illégitime tout entier doit être soumis à un total isolement populaire international. Le gouvernement des États-Unis est le premier commanditaire de l’occupation, lié à celle-ci dans une alliance stratégique économique, militaire et politiqu

e de grande envergure. L’Union Européenne est au mieux complice et souvent activement engagée à fournir un soutien à l’Etat d’occupation et à ses crimes contre les Palestiniens et le peuple arabe, tout en criminalisant notre résistance. Les régimes arabes complices et réactionnaires restent silencieux tandis que les occupants détruisent les maisons palestiniennes, assiègent Gaza, construisent des colonies et des murs de l’apartheid, polluent notre eau et volent notre terre, sionisent Jérusalem, menacent la population palestinienne de la Palestine occupée de 48 d’une élimination ethnique massive, dénient le droit au retour de millions de réfugiés palestiniens, emprisonnent des milliers de notre peuple et continuent leur occupation militaire brutale. La soi-disant "communauté internationale" est dominée par la volonté de l’impérialisme US. Toutefois, les peuples du monde, les forces progressistes et les pays édifiant la résistance contre le monde unipolaire des États-Unis sont une force opposante qui ne peut pas être réduite au silence ni vaincue par la technologie militaire de l’impérialisme.

Au Liban, les tueurs de Olmert ont été forcés à la défaite par la puissance de la résistance. En Irak et en Afghanistan, l’armée de milliards de dollars de l’impérialisme U.S a été maintes et maintes fois piégée par la puissance de la résistance. Des centaines de milliers de personnes dans le monde sont descendues dans les rues pendant l’agression de Gaza, exigeant de mettre un terme aux crimes de l’occupant. A travers l’Amérique Latine, il y a un élan massif et populaire qui tient fermement sa position contre l’impérialisme et aux côtés du peuple palestinien, du Venezuela à la Bolivie, à Cuba et à l’Equateur. Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine appelle toutes les organisations populaires et toutes les forces progressistes au monde à faire tout leur possible pour isoler complètement à l’échelle internationale l’état occupant dans toutes les formes et dans tous les lieux. Israël doit être un Etat paria, complètement rejeté dans toute rencontre et arène internationales. Chaque produit, entreprise, fonctionnaire, gouvernement, institution culturelle ou universitaire d’Israël complice du sionisme peut et doit être boycotté, évité, soumis à une sanction totale et totalement déconsidéré et isolé.

Plusieurs fédérations et syndicats internationaux de travailleurs - dont le British Trades Union Congress, le Congress of South African Trade Unions, le Irish Congress of Trade Unions, et le Canadian Union of Public Employees - ont pris des mesures pour isoler l’occupant. Nous leur recommandons d’appeler les syndicats et les militants du travail du monde entier à suivre leur exemple et à agir au nom de la solidarité internationale des travailleurs pour refuser de traiter les cargaisons sionistes, mettre fin à tous les partenariats avec la Histadrout sioniste et s’engager en pleine solidarité avec leurs frères

et sœurs travailleurs palestiniens luttant sous le poids de l’occupation. Nous nous souvenons du peuple de Grèce qui stoppait l’expédition des armes U.S. vers l’Etat occupant au cours de l’agression contre notre peuple à Gaza et l’alliance des travailleurs et des forces de gauche et progressistes qui a permis que cet isolement devienne effectif, qui doit être répété partout !

 

Nous demandons à tous les étudiants palestiniens, arabes et de toutes nations et aux organisations d’étudiants de s’organiser, de rejeter et d’interdire tous les criminels de guerre dans leurs les collèges et universités, d’unifier le corps étudiant contre les crimes de guerre et de l’occupation et de se tenir du côté des étudiants en Palestine qui sont face à l’occupant.

 

Nous faisons appel aux travailleurs culturels et universitaires et à leurs organisations et institutions pour boycott et isoler les institutions culturelles et académiques de l’Etat occupant. Ces institutions font partie intégrante du tissu sioniste de l’Etat, parrainé par l’Etat d’occupation lui-même, et elles sont engagées dans une complicité active et silencieux complicité, le service et les relations publiques de l’Etat occupant criminel, raciste et illégitime. Il y a aucun accueil et aucun partenariat pour l’occupant et ses crimes. Nous recommandons à tous ceux qui pris en main ce boycott dans le monde en soutien avec les masses palestiniennes de les appeler tous instamment à redoubler d’efforts à cette fin !

Les criminels de guerre qui sont à la tête de l’Etat occupant illégitime, raciste, colonialiste sioniste appelé Israël doit continuer une opposition vocale, forte et ininterrompue partout où ils vont. Ils peuvent et doivent être interdits de parole et de voyage. Ils doivent savoir que partout où ils iront, ils seront tenus responsables de leurs actes et qu’ils n’échapperont pas à la justice du peuple du monde entier. Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine salue tous ceux qui dans le monde entier sont du côté du peuple de Palestine.

Ensemble, nous clamons : Victoire pour la Résistance ! Liberté pour tous les prisonniers ! Retour pour tous les réfugiés ! Indépendance, autodétermination et libération de toute la Palestine ! Faisons taire ces criminels de guerre - ils parleront uniquement lorsqu’ils seront devant la justice pour leurs crimes !


[1] Les "die-ins" sont des formes de protestations où les participants simulent d’être morts

Par FPLP - Publié dans : International - Communauté : AntiFA
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